20 janvier 2007
De l'intérêt d'être visionnaire...
Le jour où j'ai visité la petite maison, déménager n'était pas du tout, mais pas du tout à l'ordre du jour.
Pour résumer le truc, disons qu'on avait acheté un appart, même pas un an plus tôt, et qu'on s'y trouvait pas mal. Mais j'avais pris l'habitude de jeter un oeil sur le Publi31 et, le lundi, je continuais de regarder les annonces.
Celle-là m'a percutée : une vieille baraque, LE produit immobilier sur lequel les Toulousains se jettent comme des sangliers en rut... donc rare... avec un prix pas trop délirant...
J'ai voulu voir.
En 10 minutes c'était plié, jai su immédiatement que c'était CETTE MAISON LÀ que je voulais habiter. J'ai vu le volume décloisonné, la perspective, les murs en brique, l'escalier... méga flash. Sans acide, rien.
Aucune hésitation, j'ai signé les papelards, et hop.
Le lendemain quand Vincent l'a visitée à son tour (ben oui, quand même...) il a halluciné.
- Hein, c'est quoi ce truc, c'est tout pourri ?
À sa décharge, je précise que notre appart était grand, fonctionnel, clair... on l'avait repeint avec de chouettes couleurs, posé du jonc de mer... le seul (petit) bémol, c'est qu'il appartenait à un grand collectif des années 60 dans un quartier résidentiel.
- Mais pourquoi on reste pas chez nous, on est bien chez nous ?
- Parce que cette maison-là, c'est MA MAISON, que je lui ai répondu comme ça.
Je ne suis pas très raisonnable, comme fille...
Il était complètement dépité dans la ruine, il n'y voyait que dalle, à part les sols en lino crado, les murs doublés en carton laqué gondolés, la plomberie en vrac, l'installation électrique rafistolée (tout était naze dans la bicoque)...
Mais, devant ma (super forte) détermination il a dit OK, et il ne le regrette pas (faut dire qu'il ya plein de bistrots dans le coin ...)
Pour comprendre son affliction, cliquer sur l'album photo "première visite" dans la colonne de gauche.
